
Tout au long de l’année qui s’achève, la FSSS a défendu fermement nos services publics contre les attaques incessantes du gouvernement de la CAQ. Ce dernier voit le privé dans sa soupe et l’un de ses derniers projets vise à laisser le soutien à domicile (SAD) aux mains de l’entreprise privée.
Pour dorer la pilule de cette nouvelle privatisation, ce gouvernement a choisi d’encourager les entreprises à but non lucratif. Mais nous ne sommes pas dupes.
Profit ou pas, la privatisation du SAD mène à la détérioration de la qualité des soins ainsi qu’à une dégradation marquée des conditions de travail, rappelle l’Institut de recherche et d’informations socioéconomique (IRIS).
Dans ce secteur, les objectifs de réduction des dépenses sont au cœur des pratiques de sous-traitance. Cette capacité à offrir un service à moindre coût se fait sur le dos de leurs employé-es.
Ces conditions de travail inférieures s’accompagnent d’un plus grand roulement de personnel avec des conséquences sur la continuité des services. Ce sont les auxiliaires aux services santé et sociaux (ASSS) du réseau public, les véritables professionnelles du SAD, qui doivent réparer les pots cassés.
Pour remettre les pendules à l’heure, la FSSS a lancé une vaste campagne de valorisation du travail des ASSS auprès de la population, des partis d’opposition et du personnel du réseau.
Le gouvernement de la CAQ doit profiter de sa prochaine Politique nationale de soutien à domicile pour (re)mettre les ASSS au cœur du SAD. Il doit cesser de gérer le SAD comme une chaîne de montage et doit plutôt bonifier les conditions de travail des ASSS.